jeudi 30 mars 2023

C'est quoi le principe d'une BLU ?

Je vous propose ici une synthèse rapide de ce qui différencie une émission radio en AM ou en FM, d'une émission en mode BLU. Etant novice dans le domaine des ondes, je voulais savoir ce qui caractérise une radio BLU et quel est son intérêt.

En cherchant sur Internet, on trouve des explications pour la BLU souvent résumées : Bande Latérale Unique, avec ou sans porteuse... mais cela n'aide pas à la compréhension, entendez par là toucher du doigt le phénomène. 

J'aime comprendre ce que je fais, aussi je voulais une explication certes simplifiée, mais qui parte d'un phénomène ondulatoire. Une radio émêt des ondes. Voilà le départ.

Une onde simple, peut être représentée par un graphique comme une vague, avec des crêtes et des creux dont le modèle se répète dans le temps. On nomme cette courbe une sinusoïde, car pour ceux qui font des maths, c'est la fonction sinus (ou cosinus).


Cette fonction est générée par le parcours d'un point sur un cercle, elle est donc périodique :




Pour transmettre un signal (une information), on va "moduler" cette onde, c'est à dire la modifier. Il y a plusieurs méthodes pour le faire, j'en retiens 2 :

  • Soit on change la fréquence de l'onde, c'est à dire on change l'intervalle de répétition du modèle, en gros on joue à l'accordéon avec le schéma ci-dessus. Vous faites tourner le cercle 2 fois plus vite, et le signal sera 2 fois plus resserré. Vous battez le tempo plus lentement, et les signaux seront plus espacés.
    Ici on compare 2 signaux sonores modulés en fréquence, 
    l'onde du haut se répète plus rapidement que celle du bas.
    (pour les musiciens, il s'agit d'une différence d'une octave)
  • Soit on change l'amplitude de l'onde, c'est à dire que l'on étire l'onde vers le haut et vers le bas et non plus selon l'axe horizontale, on obtient de la modulation d'amplitude (AM)

Animation temporel pour comparer les modulations :
en haut une onde de base,
en rouge on module l'amplitude
en bleu on module la fréquence


La modulation en AM et en BLU

Pour comprendre la différence qui existe entre un signal modulé en AM (modulation d'amplitude) et un signal modulé en BLU, le plus facile est d'observer comment se présentent les deux signaux sur l’écran d’un analyseur de spectre. Ici on ne parle plus de courbe représentative selon le temps (la sinusoïde), mais de courbe par rapport à d'autres fréquences.


Pas de signal ici

Là, on analyse une onde de fréquence de 3,5 Mhz,
 donc à droite ce sont des fréquences plus basses et à gauche des fréquences plus hautes

L'onde principale que l'on génère, celle qui servira de référence, est appelée onde porteuse. Si je la module simplement en amplitude, on sera en AM.

Si nous avons un émetteur en AM qui transmet sur la fréquence de 3,5 MHz, soit 3 500 000 Hz, en l'absence de modulation, nous voyons seulement le signal des 3,5 MHz.

Pour transmettre une information, par exemple de la voix, on va ajouter une onde à l'onde porteuse. Comme ce sont des fonctions mathématiques (sinusoïdales), on peut additionner / retrancher / multiplier les ondes. On obtient alors d'autres formes de courbe, et aussi des effets sur les fréquences adjacentes.

Si nous modulons les 3 500 000 Hz avec un signal de 200 Hz, sur les côtés de la porteuse centrale, apparaissent deux autres signaux :

Un sur la fréquence inférieure de :
3500 000 – 200 = 3 499 800 Hz
Et l’autre sur la fréquence supérieure de :
3500 000 + 200 = 3500200 Hz


Dans une modulation d'amplitude, le signal modulant (la voix, la musique, les données, etc.) modifie l'amplitude de la fréquence porteuse en fonction de son contenu. La partie du signal modulant qui correspond à des fréquences inférieures à celle de la fréquence porteuse est appelée la bande latérale inférieure (BLI, ou LSB en anglais), tandis que la partie du signal modulant qui correspond à des fréquences supérieures à celle de la fréquence porteuse est appelée la bande latérale supérieure (BLS, ou USB en anglais).

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Pour les matheux (sinon sauter ce paragraphe), on peut écrire que la tension du signal AM en fonction du temps, fonction notée P(t) s'écrit avec les paramètres suivants : 

U = tension crête de la porteuse sans modulation
u = tension crête de la modulation seule  
F = fréquence de la porteuse
f = fréquence de la modulante 
K = taux de modulation 

 alors 

  • P(t) = U. cos (2.π.F.t)                                                                                       sans modulation (onde porteuse)
  • S(t) = u. cos (2.π.f.t)                                                                                       signal modulant seul (signaux message)
  • Ce que l'on cherche : M(t) = U . cos (2.π.F.t) [(1 + K . cos (2.π.f.t)]            avec modulation, on mélange les signaux
Démonstration :
Moduler l’amplitude de ce signal sinusoïdal P(t) consiste à transformer son amplitude constante U en une fonction affine de la tension modulante U(t) de la forme a x + b :  
U(t) = [K . S(t) + U ]    où K est une constante .

Le résultat de cette modulation donne le signal modulé ayant pour équation : 
M(t) = [K . S(t) + U] . cos (2.π.F.t)     
on a simplement remplacé U par la fonction affine de U

M(t) = [K . U . cos (2.π.f.t) + U] . cos (2.π.F.t)            remplacement de S(t) par sa formule générale
M(t) = U[(1 + K. cos (2.π.f.t)]. cos (2.π.F.t)                  mise en facteur de U
M(t) = U . cos (2.π.F.t) [(1 + K. cos (2.π.f.t)]                CQFD (mise en forme pour facilité la lecture de mes élèves) :)
M(t) = U . cos (2.π.F.t) +  K . cos (2.π.F.t) . cos (2.π.f.t)  développement du dernier terme  

or (cos a) . (cos b) = 1/2 [cos (a + b) + cos (a - b)]     vous rappelez vous des cours de math du lycée :)

donc on obtient :
  • M(t) = U . cos (2.π.F.t) + (1/2) . K . [cos (2.π.F.t + 2.π.f.t ) + cos (2.π.f.t - 2.π.f.t)]
Décomposé (par distribution), cela donne bien 3 signaux que nous observons ci-dessus :

     M(t)  =  U . cos (2.π.F.t)      0,5 . K . cos (2.π.F.t + 2.π.f.t )        + 0,5 K . cos (2.π.f.t - 2.π.f.t)     
Signal de la porteuseSecond signal ( BLS )Troisième signal ( BLI )

En fait, K est l'indice de modulation qui caractérise l'amplitude du signal modulant.

Si le taux de modulation K est de 100%, alors la tension de la porteuse est le double de celle des deux bandes latérales. En terme de puissance (pour rappel la puissance est notée P = U . I donc proportionnelle à la tension U), la porteuse contient les 2/3 de la puissance émise, le reste étant pour les bandes latérales.

Cela signifie que pour une émission type de 150 w, la porteuse contient 100 w et chaque bande 25 w, d'où l'intérêt de travailler avec une seule bande latérale comme nous allons le voir ci-dessous.

Nota : pour les puristes, le signal SSB est généré par translation de fréquence de la modulante au moyen de la transformée de Hilbert, à la différence de AM qui est créée par multiplication de la porteuse avec la modulante. On n'utilise donc pas les mêmes fonctions mathématiques dans les 2 cas. 

Notez que cet article écrit après avoir longuement et laborieusement essayer de comprendre, est une vulgarisation comportant un exercice de maths appliqués afin d'introduire le sujet Radio Amateur auprès de mon jeune public au lycée. Bref, c'était pour mes élèves, mais je vous le partage volontiers car, comme d'habitude sur Internet, je n'ai pas trouvé de synthèse : j'ai du la faire moi même...

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Maintenant, si l'on choisit le mode LSB de la radio et que nous utilisons la même fréquence de 3 500 000 Hz pour la transmission, en la modulant avec un signal de 200 Hz, nous verrons apparaître sur l’écran, un seul signal HF à : 3500 000 – 200 = 3 499 800 Hz



Mode LSB : Lower Side Band
La bande la plus basse


En mode USB, nous avons le même signal mais de l'autre coté de la porteuse supprimée.


Mode USB : Upper Side Band
La bande la plus haute



Vous l'avez compris, le mode USB et LSB sont 2 modes de BLU dont on ne garde qu'une partie du signal. L'élimination des signaux de la porteuse et/ou d'une bande latérale se fait par un filtre électronique placé en sortie du mélangeur d'onde (on avait mélangé 3500 000 Hz et 200 Hz ci-dessus).

Inconvénient :

Pour écouter les émetteurs qui transmettent en BLU, il faut un récepteur qui permet de recréer la porteuse HF qui a été supprimée, voici pourquoi ceux qui tenteraient de les capter avec un récepteur AM classique ne réussiraient pas à décoder un seul mot.

Intérêts :

- Il faut beaucoup moins de puissance pour émettre en mode BLU, car le signal ne comporte pas l'onde porteuse : pas besoin d'énergie pour la générée, elle est enlevée par des filtres avant d'atteindre l'amplificateur précédant l'antenne émettrice.

- Le signal est dès le début filtré très étroit (on ne laisse passer qu'une bande étroite de fréquence que l'on veut ajouter), on parvient ainsi à réduire la “figure de bruit” donc la quantité de bruit. Même avec une mauvaise propagation (mauvais temps par exemple), les informations restent compréhensibles et sans trop de distorsion.


Conclusion

Le mode BLU est souvent utilisée sur les bandes de fréquences marines (et radio amateur) pour des communications longue portée. Les conditions d'émissions sont souvent difficiles en mer et l'énergie de bord comptée. 

On entend parfois dire que c'est une technologie "as been", comprenez dépassée, mais c'est un système radio très robuste et complètement indépendant des réseaux téléphonique ou satellite. 

Son coût d'utilisation est proche de zéro, elle permet d'envoyer aussi bien des échanges voix que data (mails ou fichiers météo) gratuitement. En comparaison, information d'avril 2023, la minute d'appel Iridium est de 2 $, pour un service identique en terme de débit...

Seul Starlink pourrait changer la donne (très bon haut débit), bien que son forfait de base soit à 150 € mensuel et qu'il dépende du bon vouloir de M. Elon Musk (il a déjà changé les prix des forfaits sans préavis...).

samedi 25 février 2023

Polynésie : Iles sous le vent (Raiatéa)

 


Contour de Raiatéa
Arrivés par la passe Sud Est de Raiatéa (passe Te Ava Moa), nous avons trouvé 3 bouées libres pour s'amarrer dans la baie de Hotopuu. La passe est courte, pas très large mais facile d'accès et bien balisée.

La première impression en ce début de saison (mois de novembre) est l'humidité ambiante. Les sommets de l'île retiennent les nuages et il n'est pas rare de se réveiller dans la brume le matin. Ce coté de l'ile est plutôt sauvage, verdoyant, peu fréquenté : tout ce que l'on aime. Le mouillage est profond et la pluie abondante, on ne se baignera pas : l'eau est marron sombre.

Mouillage sur bouées à Hotopuu

Le rendez-vous étant pris pour caréner, on ne restera pas. En fait, on doit sortir le bateau pour remettre en état le dessalinisateur dont la vanne d'arrivée d'eau est complètement rouillée, voire dangereuse car cassante : on craint de casser le passe coque qui est en plastique dessous. 

Le carénage est possible sur la côte Ouest où il y a 2 chantiers, donc de l'autre coté de Raiatéa. La navigation par le Nord se réalise dans le lagon, c'est donc avec une mer calme. Il n'est pas possible de faire le tour de l'ile en restant dans le lagon. La côte Sud est non navigable du fait de rochers et de trop peu d'eau.

Comme on passe devant l'aéroport, un panneau indique qu'il faut appeler le canal 12 pour informer la tour de contrôle. Personne ne répond à notre appel, et le JRCC de Tahiti que l'on joint sur le canal 16 ne sait pas de quoi on parle... 

La remorque de sortie d'eau

Sur les 2 chantiers nous avons choisi CNI, car ils nous ont répondu rapidement. Ils sont bien organisés et nous ont proposé un planing qui nous convenait. Il y a cependant des améliorations à faire les concernant :
  • Points positifs
    • Les plannings sont respectés, les intervenants étant planifiés (ce qui est rare de nos jours)
    • Le personnel est compétant et de bons conseils
    • L'accueil est bon
    • Le chantier est bien tenu
  • Points négatifs
    • Les douches et toilettes sont pour le moins peu ragoûtantes
    • Les intervenants sont taxés de 20% par le chantier, donc la facture aussi (c'est abusé là)
    • Il n'y a personne pour la remise à l'eau : c'est la première fois que je vois des remises à l'eau sans aucune des personnes étant intervenues sur le voilier. Et bien sur, il y avait 2 fuites aux passes-coque et c'était un vendredi soir. J'ai donc du me débrouiller seul pour trouver comment réparer durant le WE sachant que je ne voulais pas m'éterniser une semaine de plus à terre vu les tarifs (70 € par jour, c'est plus cher qu'un hotel). Bien entendu, CNI nous a facturé une nouvelle sortie en plus...
Les tarifs sont finalement très élevés : on avait caréné aux Marquises pour 3 fois moins cher !

Vue vers Taha'a


C'est un tracteur qui dirige la remorque hydrolique

Le chenal d'accès est étroit,
bien tenir compte de la direction du vent pour ne pas être déporté vers le ponton.
On serre le bord au vent.


La rampe de mise à l'eau

La météo est changeante,
c'est elle qui dicte le planning des peintures

Petit cocotier au chantier, un air de paradis :)

On décide de changer les bandes rouges qui ont bien vécues,
il faut donc gratter la colle sur le gelcoat et c'est super long
Compter une bonne 1/2 heure par mètre, et il y a 4 X 13 m à faire.

Bandes enlevées, c'est bien vide.
Catamaran = 2 coques => Quel boulot !
C'est aussi plus facile que sur un monocoque car c'est moins haut 
(pas de quille),
mais on est quand même les bras en l'air.

Jean Luc nous installe les nouvelles bandes

C'est plus propre avec des bandes

Le petit voilier rouge et noir sans mât
est le dernier voilier de Bernard Moitessier
Il semble bien petit entre tous ces bateaux plus moderne

Vue de l'attelage de mise à l'eau

Profil de la pente



Le vanne du passe-coque qui fuit

Les voisins nous prêtent une énorme clef anglaise
avec laquelle Alain peut démonter le passe-coque

Main droite, en gris, outil fabriqué à partir d'une plaque d'aluminium
Main gauche, le reste du joint pourri.
Cela vient doucement et l'on peut réutiliser le passe-coque démonté
Les pro ne s'embêtent pas, ils coupent tout (c'est plus rapide),
mais va trouver le même modèle ici...



Le gros trou du passe-coque WC arrière
La coque fait 5 mm d'épaisseur,
rien à voir avec notre ancien navire qui avait 2,5 cm de résine

Refection du champ de roulement de l'arbre d'hélice
Il y a un bon ajusteur à Raiatéa (c'est rare)
En bas, avant réfection, en haut après.

Temps changeant et WE sur la rampe de mise à l'eau


Réfection de notre dessalinisateur
ici, les 2 membranes qui délivrent 60 l/h

Démontage difficile, les embouts sont coincés, je les sacrifie.
J'avais prévu le coup et commandé 2 embouts au cas où

Coté haute pression, l'embout est plus facile à démonter
du fait de la pièce inox sertie

Doucement avec le maillet, la membrane sort

Juste la place qu'il faut dans l'atelier

Test après remontage : So goooood
On a toujours l'appréhension quand on fait soi même,
 car il y a 70 bars de pression dans le système

Notre voisin Phil, Canadien qui refait complètement un catamaran
Phil a été une aide précieuse pour fabriquer des outils sur mesure
(ici une cale de mât pour monter sur un winch)

Le catamaran de Phil et Ashley,
pas courant la couleur vert pomme et marron.

Dernier habillage d'Unavoq :
la pose du logo maison.

De nouveau au mouillage de Miri Miri

A noter : la ville principale de l'ile est Utuora. Elle est à plus de 6 km du chantier, mais la route est plate et le stop fonctionne pour l'aller. Pour le retour il y a des taxis, compter 1500 xpf pour la course (12 €). En ville on trouve de tout, et s'il n'y a pas, il est facile de faire venir de Tahiti. Nous n'avons pas testé les stations services, elles sont utilisables en voilier aussi (ponton).

Si vous avez besoin d'aller à l'aéroport, il y a un chenal assez large pour le dinghy qui y mène facilement depuis le mouillage en face du chantier (compter moins de 10 minutes de trajet).

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Nous écrivons ces lignes depuis Bora Bora, la perle du pacifique. Ce sera l'objet de notre prochain article.

lundi 9 janvier 2023

Polynésie : Iles sous le vent (Taha'a)



La fleur de vanille est son emblème
(Orchidée Vanille, Vanilla Planifolia) 
Taha'a, a la particularité de partager son lagon avec l'ile de Raïatea, ce qui en fait un des plus grands lagons navigables de Polynésie. Le vent s'engouffre entre les deux iles et facilite la traversée qui se parcourt tout le temps à la voile (par vent de travers).

Une autre particularité de l'ile tient au fait qu'il y a beaucoup de fond le long des côtes. Il est donc souvent difficile de s'ancrer, sauf à le faire par plus de 20 m de fond (ce que nous n'aimons pas, car en cas soucis d'ancre bloquée, on doit utiliser les bouteilles de plongée souvent sans visibilité ...). 


Nous n'avons pas visité le coté Est de l'ile,
 aussi ma carte est partielle






Des bouées présentes tout autour de l'île, permettent d'amarrer les navires (cf. la carte ci-contre). Cependant, ces bouées appartiennent le plus souvent aux 3 fermes perlières qui n'autorisent pas des séjours de plus de 3 jours. Elles servent surtout à attirer la clientèle des bateaux charters. 

On pourrait appeler cela un attrape touristes (ne pas oublier que l'on est sur le domaine public dans le lagon, et non sur un domaine privé mercantile)

Il existe aussi trois bouées appartenant à la commune dans la baie de Tapuamu. Ces dernières sont facturées 1 500 fr la nuit (12 €), mais le receveur ne passe pas souvent et ne facture que le jour de la constatation de votre présence.

Enfin, on peut mouiller côté récif, souvent dans 2-3 m de fond, mais il y a pas mal de "patates" et quasi aucune protection au vent. Quand cela souffle à 20 nds, il y a du fetch, et donc un clapot qui rend les baignades désagréables.  




Comme nous arrivons par le Sud de Taha'a, nous utilisons les bouées de la baie d'Apu en premier lieu. 

Baie d'Apu, un peu protégé des vents d'Est

Il y a un ponton avec un accès à la route en longeant le côté d'une maison (le troisième ponton en partant du Sud, celui avec des poteaux en béton et une échelle de bain). Noter qu'il y a un robinet d'eau potable au ponton.

Ponton des bouées de la vallée d'Apu
Présence d'un point d'eau (un peu chlorée)

Le retour des rémoras
que l'on ne voyaient plus depuis les Tuamotus
 (Echeneidae) 

Vue sur l'ile de Raiatéa depuis la pointe Sud de Taha'a

Jardin ombragé de la ferme perlière d'Apu

Moule du Mississippi découpée en cube,
elle sert à réaliser les nucléus des perles Polynésiennes.
Elle a la particularité d'être très épaisse

Le lustre des perles est plus important que leur couleur
pour apprécier la qualité, donc le prix

Couleurs de nacre que l'on retrouvent pour les perles

Exposition vente de perles, ici les prix sont élevés (x 3)
par rapport aux petits producteurs rencontrés aux Tuamotu

Sapin de noël d'une ferme perlière :)

Détail du sapin réalisé avec des nacres
d'huîtres perlières

Au fond, l'ile de Bora Bora (à 30 mn)
Mouillage à l'une des 4 bouées de la ferme perlière la plus à l'Ouest

Vallée de Tapuamu, 3 bouées de mouillage disponibles.
Les routes sont belles et propices au vélo.


Visite de la distillerie Pari Pari
(on n'a pas aimé le rhum qui sentait la fermentation)

Broyeuses de noix pour extraire les huiles

Différentes huiles avec macération de plantes
 (dont la vanille)

Alambic et petite colonne de distillation

Au mouillage du jardin de corail,
la fin d'année est une saison humide...

Entrée du jardin de corail
le courant peut être assez fort entre les motus
Beaucoup de variété de poissons, d'assez beaux coraux

On laisse le dinghy sur le motu de droite, puis on remonte à pied à l'entrée du Hoa. On se laisse ensuite porter par le courant qui nous ramène rapidement. Préférer des chaussures plutôt que des palmes, car le courant est fort et l'on s'appuie sur les rochers pour profiter du spectacle et éviter de s'érafler sur les coraux.

Nettoyeurs de coraux (à la main)
rémunérés par l'hotel du Motu

Sur les Motus, les belles couleurs du lagon
C'est là que l'on laisse le dinghy.

Sur l'île, Les chemins sont très agréables à parcourir

Très fleuri au bord du chemin
et nids à moustiques...

Fleur pagode
(Clerodendrum paniculatum)

Canne d'eau
(Costus speciosus)

Culture de la vanille
dans la bourre de coco et sous filet
(pas toujours sans traitement...)

Agriculteur produisant de la vanille Bio
en plein air et sans traitement

Les gousses sont peu nombreuses mais très belles

La fleur de vanille qui doit être fécondée à la main
(Vanilla Tahitensis)

Une fois fécondée,
elle forme une branche verte qui deviendra une gousse

Le lopin de terre est bien pentu


En bordure de chemin, sac de Copra
(pulpe de noix de coco)
qui sert pour la fabrication de cosmétiques

Au bord de la route, séchoir à copra

Les bornes kilométriques.
Ici, elles servent aussi à définir l'adresse postale,
par exemple PK 4,5 sur une lettre signifie le point kilométrique 4,5

L'île est plus rurale que Raiatéa, et beaucoup moins peuplée.

Vue plein Ouest sur Bora Bora

Système de levée de bateau afin de protéger la coque

Pas mal de bancs sont installés en bord de route
et invitent à la contemplation

Station essence de la vallée de Tapuamu
On y trouve aussi un magasin,
un robinet d'eau (juste derrière la station en bord de route) et des poubelles
ainsi qu'une seconde distillerie en cours de construction

L'île de Taha'a est belle, mais on l'a trouvé moins pratique que Huahiné par exemple. On aime bien se reposer dans un coin, et là les mouillages n'étaient pas super confortables. On y sera resté 3 semaines, le temps d'attendre l'arrivée des pièces de notre désalinisateur (changement de membranes et kit de pièces de rechange)

Pas grand monde sur la route

Nous sommes allés à Patio en vélo depuis la baie de Tapuamu. Patio est la ville principale de l'île située au Nord ; il y a très peu de magasins sur place (contrairement à Uturoa située à Raiatéa). Toujours depuis Tapuamu, nous sommes allés vers le sud dans la belle baie de Hurepiti. On trouve quelques producteurs de fruits le long de la route, ceux-ci sont 2 fois moins chers qu'en magasin.