jeudi 28 septembre 2023

Fidji : partie Sud Ouest

Après quelques jours passés à Savusavu sur l’ile de Vanua Levu située au Nord des Fidji, nous décidons de reprendre la navigation vers d’autres iles plus au Sud en prenant bien soin de passer par le centre et l'ouest de cette immense pseudo lagon. Nous ne voulons pas affronter la haute mer très inconfortable de l'Est de l'ile de Véti Lévu ni passer par Suva la capitale ressemblant à Dunkerque (analogie proposé par le voilier Vivian qui a voulu passer par le Sud et subit une mer démontée).

Ce pays ressemble un peu à la Polynésie Française car il est constitué de plusieurs iles (322 exactement) sur un territoire très étendu et comprend une petite mer intérieure nommée Mer de Blight.

Notre itinéraire en rouge

Comme il fait beau, nous profitons du parcours pour nous arrêter sur différentes iles ou lieux de mouillage qui agrémentent notre voyage, car il faut le dire, on a eu beaucoup de pluie à Savusavu.

Un premier mouillage est au « resort Cousteau » au Sud de la baie de Savusavu. C’est un endroit connu où la baie est calme avec une eau claire, transparente et agréable pour un snorkeling. Hélas le temps n’est pas très clément ce soir là et nous prive d’une baignade que nous aurions bien appréciée.

Le lendemain nous partons vers l’Ouest traverser la baie. Le balisage dans ces iles changent complétement de celui de la Polynésie. Ici les bouées pour entrer dans les passes ne sont pas toujours présentes. Cela nous a valu quelques appréhensions. Heureusement les cartes Navionics sur notre lecteur de carte sont correctes et bien détaillées (je ne fais pas de pub pour la marque).

Entrée d'une passe au moteur, on ne connait pas les courants
et le parcours est trop sinueux pour rester sous voiles

A une journée de navigation nous rejoignons la baie de Bua : bel endroit calme et reposant. L’eau n’est pas claire et n’invite pas à la baignade. On est seul au mouillage avec seulement quelques oiseaux autour de nous et la mangrove au bord de l'eau. 

Le lendemain matin nous rejoignons l’ile de Yadua : Petite île avec de jolis plages et une mer toujours aussi bleue. Le mouillage s'appelle "Cukuvou Harbour". On profite de l’après-midi pour se baigner avec un petit tour sur la plage. On est seul dans ce beau paysage mais hélas, en soirée, on sera rejoint par 3 bateaux qui s’ancreront autour de nous. Fini la tranquillité !!! Comme toujours, l'esprit grégaire se sent : les voiliers viennent se mettre juste à coté, alors que la baie est grande....

Le lendemain, nous traversons la Mer de Blight du Nord au Sud, route vers l’ile de Viti Levu que nous atteignons en fin de journée. C'est normalement la partie la plus désagréable du parcours, mais nous avons choisi un créneau météo calme : la recommendation générale est de le faire par 10 nds de vents, surtout pas plus, au risque d'avoir une mer hachée.

Sur cette île nous ferons plusieurs mouillages pour rejoindre Port Denarau en suivant les canaux plus ou moins balisés. Rien de bien spécial, les mouillages sont beaux mais l’eau n’est toujours pas claire et il n’y a pas d’accès facile à terre. Le vent vient souvent de la montagne, il est assez régulier, on sort le gennaker et la navigation est très confortable.

Nous mouillons devant le port Denarau. La baie est grande, superbe, bien protégée avec seulement 5 mètres de profondeur.

La marina de port Denarau :
A droite, les yachts de luxe avec accès sécurisé
A gauche, la "plèbe" avec les gros cruisers entassés de touristes
en bas, le ponton aux dinghy où nous squattons :)

Vous trouverez de tout à Port Denarau, alimentation / ship / toile marine / boulanger / banque / restaurant / tout pour l'hydraulique. La marina a de belles douches chaudes, et l'accueil est au top.

Animation touristique avec danse et musique traditionnelle
C'est bien un casse tête que le monsieur tient dans sa main...

Nous sommes contents de retrouver plusieurs bateaux copains (kermotu, Thetys, Nanuk). Ce sera l’occasion de passer une soirée sur Thétys tous ensemble. Merci Toinette et Johan.

Il y a de la place sur un catamaran de 54 pieds

Le lendemain nous partons découvrir le site. Nous suivons le chenal balisé et nous laissons le dinghy au ponton devant le restaurant du Yacht Club. Nous changeons complétement d’univers. Port Denarau est une presqu’ile privée constituée d’une marina, de restaurants, de luxueux hôtels, des résidences de vacances et de très jolis villas privées avec ponton pour personnes fortunées, avec toutes les animations touristiques (golf, court de tennis, boutiques, activités nautiques…). Les employés sont tous des fidjiens, ils ne viennent que pour travailler. Une fois leur journée terminée, ils quittent la péninsule dans des cars "rustiques" et ne peuvent se loger sur place. Les touristes peu fortunés que nous sommes prennent aussi ces cars pour aller en ville faire le marché. On se sent alors coupables de prendre leurs places, car une fois le bus bondé, il faut attendre 20 minutes pour le suivant.

Restaurant du Yacht club, avec lounge pour se reposer, le luxe quoi.

Nous profitons de ce le lieu pour faire réparer chez Baobab Marine (que nous recommandons, tant leur travail est précis et efficace) notre sail drive bâbord qui perd de l’huile (changement des joints hauts, du cône et des roulements). Le Saildrive est une boite de vitesse qui permet de poser le moteur à la verticale de l'hélice. Il possède donc des engrenages avec renvoi d'angle et traverse la coque. Souvent l'on change les joints sous le niveau d'eau, mais cela ne suffit pas à rendre étanche les engrenages. Il faut aussi changer régulièrement les joints haut afin de conserver une boite en "dépression" (astuce : cela empêche l'huile de sortir par le bas)


Recul du moteur pour changer les pièces du Saildrive,
nous sommes à flot...

De Port Denarau nous pouvons prendre un bus jaune qui nous amène à la ville de Nadi après 20 minutes de route. Le trajet coûte 1,50 euros à 2. On trouve surtout un grand marché local pour les fruits et les légumes. On ira aussi visiter le temple hindou.

Beaucoup de légumes, mais il faut venir le samedi pour avoir plus de choix.


Vente de la production locale, rien ne se perd, même pas les balais

Préparation de jacquier,
(au son petit nom d'Artocarpus heterophyllus)

excellent gros fruit dont on mange les cosses jaunes en enlevant le gros noyau
Je vous conseille de le faire faire, car le suc est extrêmement collant,
on dirait de la colle Néoprène, difficile de s'en débarrasser.

Nouveau lazy bag en tissus Dickson,
il sera rouge pétant comme l'annexe.
7 m de long, cela en fait des longueurs de coutures.

Nouveau lazy bag monté : il est aux couleurs du canoé

Temple hindou à Nadi
La population est en grande partie issue de l'Inde du fait du colonialisme anglais

On prête aux visiteurs déchaussés un paréo afin de couvrir les jambes,
du plus bel effet

A port Denarau et en ville à Nadi, il y a plusieurs banques. En cette année 2023, la seule banque qui n'applique pas de frais de change est la banque rouge Westpac. Vous aurez des frais de retraits comme toutes les autres banques, mais pas de frais supplémentaires sur votre compte (parfois 3-4 %). De même, il vaut mieux retirer de l'argent liquide pour les grosses factures, car sinon vous aurez encore 3% de frais de paiement par carte visa, frais encaissé par le vendeur.

Afin de vérifier les travaux du sail drive nous partons rejoindre Malolo Lailai island où nous ancrons près des Kermotu. L’endroit est splendide, nous en profitons pour monter au mont Silo qui domine l'île (petite balade bien agréable avec Philippe et Florence)

La promenade est fléchée

Le plus simple est de partir du lodge pour les backpackers, il est accessible en annexe par un ponton
Point GPS 17°45,7356' S & 177° 09,6762' E
Traverser le lodge et monter jusqu'à la piste pour hélicoptère, de là part le sentier.

Ca câgne, mais il y a du vent rafraîchissant sur les crêtes.
Compter une bonne 1/2 heure de montée douce.


Florence et Philippe au sommet de la colline qui domine toute l'île.

Vue sur le mouillage bondé de Musket Cove

- Ne prenez rien sauf des photos
- Ne laisser rien sauf vos empreintes
- Ne tuez rien sauf votre temps

En redescendant, rencontre avec monsieur crapaud
(sûrement un Crapaud buffle, de son petit non Rhinella marina)
C'est une espèce originaire d'Amérique tropicale introduite aux Fidji en 1953 afin de détruire les insectes qui infestent les plantations de canne à sucre.
Le résultat est mitigé, car il mange aussi quelques espèces d'insectes non nuisibles,
et surtout sa peau est très toxique pour les prédateurs de la faune locale.

Cette île possède une Marina ainsi que plusieurs grands sites pour touristes (Resort) qui offrent le confort et les activités pour les touristes. On trouve aussi un petit magasin qui permet de se ravitailler et un distributeur de billet (ATM). Ici, l’eau est enfin limpide et l’on peut faire de beaux snorkelings le long des coraux colorés.

Régate à Musket Cove, organisée par le Yacht Club

Piscine d'eau de mer

Ponton au dinghy de Musket Cove marina

Joujoux pour les touristes

Lodges des clients du ressort, avec gazon anglais.

Tout est esthétique, cela pourrait être la plénitude,
mais ça sonne faux, allez savoir pourquoi

L'envers du décors, des baraquements où s'entassent les travailleurs locaux
qui ne peuvent rentrer chez eux (on est sur une île éloignée)

Piscine d'eau de mer en face de la mer

L'aérodrome de Musket Cove

Nous poursuivons notre voyage vers Mana island, plus à l’Ouest. Petite ile où là aussi il y a plusieurs « Resorts » avec toutes les activités à touriste. Ce sera pour nous l’occasion de passer plusieurs heures au Resort et profiter de la piscine (avec eau douce celle-là !), du restaurant et de bons cocktails… Petite journée bien reposante comme on les aime !!!.

Plage de Mana, coté du mouillage au Sud de l'île.
La passe d'entrée est étroite mais bien balisée.
A ne pratiquer que de jour !

Oui, cela existe et c'est fréquenté par une classe sociale aisée, il faut bien le dire.
Les voiliers sont les bienvenus,
ils font un peu partie du paysage,
 et surtout ils consomment au bar et au restaurant sans compter...

Les ressorts occupent souvent de très beaux endroits

Patricia fait nos yaourts, on n'en trouve pas ici

Nous faisons aussi du pain,
 car ici (chez les anglais en général) c'est du pain de mie que l'on trouve
et c'est pas terrible faut bien dire...

Nous repartons ensuite vers port Denarau car la météo semble être favorable pour un départ pour le Vanuatu. Il nous faut donc rejoindre la marina pour faire notre Check out (les formalités de clearance). Attention, les Customs sont juste derrière les bureaux de la marina, mais l'immigration est à Vuda et ne vient pas tous les jours ici. Le mieux est de demander un rendez-vous aux Customs pour pouvoir partir le jour que vous voulez.

Départ vers le Vanuatu, juste avant de sortir du pseudo lagon.
On s'attend à un grain, aussi nous avons réduit la voilure.

A bientôt au Vanuatu !

mercredi 30 août 2023

Fidji : Savusavu

 

Savusavu


Après quelques jours passés à Wallis, il est temps pour nous de reprendre la mer, une bonne fenêtre météo se présentant. Nous avons vraiment apprécié cette petite ile française que nous n'oublierons pas.  
Prochaine destination : les iles Fidji.

Merci Joan & Toinette pour la photo :)

Traversée un peu nuageuse mais agréable

La traversée est agréable et nous pouvons apprécier le catamaran qui avance dans les vagues avec un vent constant de 14 noeuds. Cela fait plaisir de voir qu'avec peu de vent le bateau file à une vitesse moyenne de plus de 7, 6 noeuds sur 24h. A cette vitesse nous sommes contraints de ralentir pour arriver à Savusavu au petit matin du 2ème jour.


SOG = Speed Over Groung (vitesse réelle, en haut à droite 8,4 nds)
SOG MOY= vitesse moyenne réelle (sur un trajet)
AWA = Apparent Wind Angle (angle de vent par rapport à notre direction)

A l'entrée de la baie nous contactons les marinas sur le canal 16 et décidons de nous mettre en relation avec la marina de Copra Shed. Il suffit d’annoncer le nom de la marina choisie et ils vous répondent. Celle-ci nous rappelle et très vite un bateau vient à notre rencontre pour nous accompagner à notre emplacement. 

Nous avons choisi de prendre une bouée de mouillage plutôt qu'une place à la marina (environ 10€/j la bouée). Nous suivons le bateau accompagnateur qui dès l'arrivée attrape la bouée pour faciliter l'amarrage. Quel plaisir, et quelle efficacité !  On est loin de la prise de bouée en Polynésie où en Guadeloupe où tu dois te débrouiller tout seul...

Entouré en rouge c'est Unavoq
Les bouées sont de part et d'autre du chenal

Un petit regard autour de nous. Nous sommes dans un bras de mer fermée avec l’île principale à droite et à gauche une petite île où une nouvelle marina vient de s’ouvrir.
Autour de nous des bouées occupées par quelque bateaux. L’ancrage n’est pas autorisée dans la passe où nous sommes.

Comme d'habitude nous avons hissé le drapeau jaune et devons attendre les instructions pour faire les démarches d'entrée aux Fidji. La personne de la marina nous informe que les autorités vont venir à bord. C'est la marina qui s'occupe des contacts et du transport. Ce service est facturé par la marina environ 35€ (nous l'apprendrons plus tard :)

Le défilé des autorités commence. Ce sera d'abord la santé qui nous demande nos certificats de vaccination Covid et nous fait remplir plusieurs formulaires. Ensuite nous pouvons enlever le drapeau jaune, ce qui donne la possibilité aux autres d’intervenir. Ce sera la biodiversité qui nous demande de sceller nos bouteilles de miel mais qui ne se préoccupe pas de nos plantes (Aloa Véra & Basilic), puis l'immigration et les douanes qui nous demanderons de remplir plusieurs formulaires. 

Nous avions envoyé un formulaire de pré-entrée (obligatoire normalement), mais les autorités n’ont pas pu l’imprimer. Heureusement que nous avons une imprimante à bord, cela règlera le problème (après avoir prouvé que nous avions envoyé le mail officiel demandé).

Les papiers terminés, nous devons nous rendre à l'hôpital de Savusavu pour payer les frais relatifs à la santé (163,5 $fidjiens) et ensuite à la biodiversité pour payer les 85$fidjiens de l'inspection. Nous attendrons encore quelques jours pour obtenir "le cruising permit “ des douanes (gratuit) qui nous permettra de pouvoir circuler d’ile en ile aux Fidji. Bien que nous sommes arrivés à 9h du matin, les autorités ne sont venus à bord qu’à midi, ce qui fait que l‘on a payé aux douanes un “over time” de 40 $fidjiens (soit 20 €). En tout, nous avons déboursé 130 €. Grrr… 

Il ne faut pas trop se plaindre car à Suva (au Sud des Fidji), on a entendu des voiliers dirent qu'ils ont payés 100 $fidjiens pour des poubelles et 100 $fidjiens de plus pour l’annexe, soit 100 € de plus.

Voilà, nous sommes en règle et pouvons circuler aux Fidji.

C'est l'unique billet de 7 $ que je connaisse ! Il fut imprimé en l'honneur du rugby à 7 joueurs
les Fidji ayant obtenu la médaille d'or au jeux olympiques de Tokyo en 2020

Les billets sont très colorés et de petite taille.

Dès le début d’après-midi, nous commençons le périple. Nous partons en dinghy rejoindre le ponton de la marina où nous retrouvons le bateau copain suédois rencontré à Apia. Ils nous renseignent sur les différents lieux intéressants. Le circuit commence avec la recherche d'un ATM (distributeur de billet) pour avoir de l’argent fidjien. Heureusement en ville il y a deux banques avec des distributeurs. Puis ce sera l’achat des cartes Sim pour les téléphones. Là, ce sera l’opulence, une carte prépayée Digicel pour un mois à 25$ pour 150 giga et une heure de communication et une carte Vodafon à 35$ pour 200 giga (1$ fidjien équivaut à 0,45 euros). Ouah, après le prix que nous avons payé à Wallis, que du bonheur.

Avec l’argent en poche et nos téléphone opérationnels, nous prenons un taxi pour nous rendre à l’hôpital (5$), payons notre facture et retournons en vile nous acquitter de la facture de la biodiversité.

On profite de cette fin de journée pour un dernier verre au bar de la marina, bel endroit très accueillant. Savusavu est connu pour son climat humide, ce coté de la montagne est d'ailleurs très vert.

Bar de la marina Copra Shed
Temps humide de Savusavu...

C'est mieux avec du soleil

Côté ville

Les jours suivants nous partons découvrir la ville. Elle n’est pas très grande, à peine 500m, essentiellement une rue principale. En cherchant dans les différentes échoppes nous avons trouvé un peu de tout, des magasins d’alimentation comme New World, 2 boulangeries avec du pain fidjien (il est sucré mais on s’habitue),un boucher avec de la bonne viande locale et pas chère (aux normes européennes et bien découpée), 2 pharmacies, un grand marché local de fruits et légumes. Nous nous sommes régalés avec des radis blancs longs très bons et surtout beaucoup d’endroits pour manger.

Le marché principal de Savusavu

Côté balade

Nous avons profité d’une belle journée pour grimper au dessus de la ville. L'occasion de faire de belles photos et de se dérouiller les jambes.

Promenade sur les hauteurs par beau temps

Le beau temps ne dure jamais, mais cela vaut le coup d'attendre.

Peu de route, plutôt des chemins "carrossables" à parcourir par temps sec.

On rencontre une flore sauvage assez abondante
aimant soleil et pluie tropicale
ici une orchidée de sol, de son petit nom Spathoglottis pacifica





Nous avons aussi été visité la chocolaterie “KokoMana” qui se trouve à la sortie de la ville à 20 mn à pied. Endroit sympathique en plein milieu de la végétation où nous avons pu nous promener à travers la plantation des cacaotiers, de différents arbres et plantes. C’était une balade bien agréable avec un bon guide. Alain a surtout apprécié la fin de la visite qui se termine par une dégustation de tous leurs différents chocolats. Bien sur nous sommes repartis avec quelques tablettes même si le prix était onéreux (11$ les 50 g). Le chocolat était bon, très cher mais bon.


Enfin en ville nous sommes allés aux sources d’eaux chaudes qui se trouve juste derrière la rue principale. C’est un espace aménagé avec des carbets. Les eaux sortent à une température de 96°C. C’est impressionnant de voir cette eau qui bout sans sentir aucune émanation de souffre.


Les habitants s’en servent pour faire cuire leurs aliments. ils déposent ainsi leurs mets qu’ils plongent dans l’eau et recouvrent de linges. Nous avons tenté l’expérience avec des copains voileux en faisant cuire des oeufs. En 10 minutes les oeufs étaient cuits à point.

Des tables, des carbets et plusieurs sources & fumerolles
ambiance sympa et décontractée


En face de notre bouée nous pouvons voir à marée basse, les fumées de sources d’eau chaude qui affleurent les sols.

Pas facile de voir les fumeroles, mais l'eau est brulante ici

Côté Population et nourriture

Nous avons été surpris de découvrir que la population locale était pour la grande majorité issue d’Inde : les Fidji font partie du Common Wealth. Une grande différence avec la population polynésienne. Cela explique que bons nombres d’endroits pour manger proposent des plats indiens, donc très épicés.
Par contre les prix sont bons marchés, on mange un plat copieux pour seulement 10$ ce qui représente 4,5 euros.

Algue verte pour l'apéro, appelé ici Nama (Sea grappes)
de son petit nom Caulerpa lentillifera
(c'est un peu iodé et ressemble à des oeufs de poisson)

Bivalve ressemblant à des palourdes
de son petit nom Batissa violacea

Hall d'attente de la station de bus
Bus local sans fenêtre

Côté marina

A la marina de Copra Shed, on trouve  un magasin d’accastillage mais assez cher et avec peu de matériel. Il est plus simple de commander à Suva et de se faire livrer à la marina. Le restaurant de la marina est excellent. Nous avons apprécié le boeuf Strogonof servi avec une purée maison.

Nous avons beaucoup apprécié la nouvelle marina NAWI tant par son environnement que par les prestations offertes. L’endroit est splendide avec de grands emplacements et des sanitaires dignes d’un hôtel.

Marina de luxe pour Yacht de luxe

Le restaurant de la marina est aussi un endroit remarquable, avec son emplacement qui surplombe la marina, un service parfait, une très bonne qualité de plats et surtout de la  gentillesse 

La nouvelle marina Nawi vue du restaurant

Déplacement des bouées qui finissent par arriver dans le chenal...
(Elles sont attachées à de gros blocs de béton)

Rencontres

En visitant en dinghy le fond de la baie, nous avons découvert d’autres bouées ainsi qu’une autre marina. Cela nous a permis de rencontrer Jef et José du trimaran Solveg avec qui nous avons partagé de bons moments autour d’un verre et sommes aller danser le dimanche soir .

Jef et José qui ont construit leur trimaran eux-même

Nous avons aussi retrouvé le catamaran OZ, un couple d’Australien que nous avions croisé à Apia aux Samoa.

Pendant notre séjour, nous avons eu la surprise de retrouver nos amis voileux du cata Kermotu , Philippe et Florence que nous suivons depuis Curaçao (c'était en janvier 2020) et également Toinette et Johan du voilier Théthys que nous croisons depuis les marquises (en janvier 2021). Les vents nous portent inexorablement tous vers l'Ouest.


Un catamaran gonflable Russe, en réparation.
Il était à Tahiti le mois dernier après une autre réparation.
Un mois après avoir pris cette photo, soit le 5 septembre pour être précis, ce catamaran coulera au large de l'Australie "mordu" par des petits requins appelés Squalelet féroce, de leur petit nom Isistius Brasiliensis. 
Les trois occupants seront secourus par un cargo.
Le concept du gonflable en grand voyage n'est pas une sinécure.

L'endroit étant "huppé", on croise parfois un hydravion

... ou de grands yachts.
Le chenal est étroit, les navires passent juste à coté.


Temps humide = voilier sale,
Patricia s'y colle pour brosser le pont. Il y a de la surface...
Le coin est huppé non ?


Alain avec sa jupe des Samoa, c'est aussi à la mode fidjienne !

On est resté un mois à Savusavu, avant de partir vers Port Denarau où nous écrivons ces lignes.