vendredi 6 octobre 2023

Vanuatu : Tanna

Drapeau du Vanuatu

Vanuatu

Venant des iles Fidji, après 4 jours de navigation dans une mer difficile (vagues de 4m croisées), nous arrivons sur l’ile de Tanna où nous ancrons à Port Résolution dans 5 mètres d’eau. La baie est belle et bien protégée des vents, un peu moins bien de la houle qui arrive parfois à entrer.

Nous sommes 7 bateaux au mouillage dont nos copains du cata Kermotu (Philippe et Florence) et le cata Nanuk (Pierre et Anouk avec leur invité Rodolphe) qui sont partis en même temps que nous des Fidji.

Le mouillage vu du Yacht Club

Mouillage de Port Résolution, qui n'a de "port" que le nom

Dès l’après-midi, nous pouvons effectuer les formalités d’entrée au Yacht Club. Rodolphe, le douanier qui parle français est arrivé de Lenakel (village situé de l’autre côté de l’ile). Comme nous sommes 5 bateaux à être arrivés, les frais de déplacement du douanier sont divisés (45$US pour la douane et 5$ pour le déplacement par voilier car le trajet aller / retour lui coûte 25$US). L'agent de l'immigration ne viendra pas car il a quitté l'île pour 15 jours. Il n'y a pas la "Biosécurité" non plus, il faudra attendre d'aller à Port Vila pour faire ces 2 dernières démarches. Nous paierons les démarches en dollar américain car nous n'avons pas encore de monnaie locale.


Rodolphe, l'agent des douanes de Port Résolution.
Il nous fera une lettre pour finaliser la clearance à Port Vila.
Il semble possible de réaliser la clearance de sortie à Tanna
en demandant l'autorisation lors d'une escale à Port Vila.

La journée se termine par une balade dans le village où nous rencontrons les habitants. Nous sommes surpris d’entendre parler Français. En effet les îles Vanuatu (anciennement appelées Nouvelles Hébrides jusqu’en 1980) ont longtemps été sous domination franco-anglaise.  Bien que plusieurs phénomènes météorologiques désastreux soient arrivés cette année 2023, le village reste fleuri et entretenu. On y découvre notamment :

Euphorbia tithymaloides,
parfois appelée pantoufle du diable,
belle plante, mais très toxique.

Brugmansia versicolor, originaire de l'Équateur. 
Elle est cultivée dans le monde entier pour la beauté et l'abondance de ses fleurs toxiques en forme de trompette,
d'où son nom de trompette des anges.

Fruit de forme ovale produits par le Barringtonia edulis,
contient une amande comestible à maturité.
Cette amande, appelée noix navelée, navele ou velle, de goût agréable,
est consommée crue, grillée ou bouillie.  

Ces amandes un peu sèches
sont enfilées sur une nervure de feuille de cocotier
et vendues sur les marchés.

Organisation du village : les habitations sont séparées des cuisines de chacun

Banque micro-crédit, où 220 personnes du village mettent leurs économie en commun.
Taux d'emprunt : 10 %

L'unique pompe à eau du village

Nombreux Banyans, arbres majestueux
que l'on retrouve dans toutes les zones tropicales humides


Visite d'une des sources d'eaux chaudes volcaniques de la baie,
sans odeur de souffre.

Nous sommes maintenant en Mélanaisie,
la population locale à la peau plus sombre
et de type apparenté aborigène ou Papou

A gauche notre hôte Suzanne,
devant Anouck et Pierre du voilier Nanuk,
Au fond Philippe du voilier Kermotu, Alain du voilier Unavoq et Rodolphe invité de Nanuk

Repas commandé sur la plage,
Boeuf en sauce accompagné de pomme de terre douce & citrouille

A l’école les 2 langues sont enseignées, le Français et l'Anglais en plus du Bislama (dialecte local). De passage à l’école du village, Alain en profitera pour donner un cours de Math en anglais aux élèves de 4ème (en accord avec leur professeur). Ce sera un vrai moment convivial avec ses enfants qui hélas n’ont pas tout le matériel nécessaire. Ils manquent de crayons, de papier, de règles, de compas, d’équerres et de bien d’autres fournitures. 

Exemple de textes officiels en 3 langues

Quelques questions bien ciblées montreront qu'ils sont capables de réflexions alors que leurs univers se restreint à leur village : pour eux, pas de téléphone ni d'Internet, aucune ouverture sur le monde si ce n'est les voiliers de passage.  

Alain donne un cours de géométrie à une classe de 7ième

Les élèves sont attentifs

Nous organisons la visite en 4x4 du Mont Yasur (volcan qui est toujours en activité). Très vite nous comprenons la nécessité du 4x4 car ici il n’y a pas de route mais une piste complètement défoncée par les conditions climatiques. (pour le volcan filmé en live cliquez ici )

Rodolphe et Anouck 
debout pour amortir les secousses chaotiques de la piste

Au sommet du volcan, bras nus et jambes à l'air ...

Confiantes le jour, mais la nuit c'est plus terrifiant

Fumée et grondement comme un chaudron maléfique

Fumée toxique qui pique les yeux et irrite la gorge

Cela sera l’occasion d’une partie de rigolade entre amis et de courbatures le lendemain. La visite revient à 11000 Vatu par personne (environ 80 euros) mais le décor est à la hauteur de nos attentes. Nous nous retrouvons au bord d'un cratère flamboyant avec jet de pierres, de flammèches, d'éboulements, de gaz et de fumées qui nous irritent la gorge, le nez et les yeux. A la tombée de la nuit, le décor impressionnant est fort effrayant car il y a aucune protection pour les visiteurs.

Gerbes de feu et de cendre

A la nuit tombante, le spectacle est dantesque

A Port Résolution, dans le village il n'y a pas d'ATM (distributeur d'argent), ni de carte sim. Il nous faut donc nous rendre à Lenakel de l'autre côté de l'île. Nous louons à nouveau le taxi 4x4 pour un départ à 7 heures avec retour à 16h (2h30 aller). Le parcours est magnifique. les paysages sont tous splendides avec une diversité remarquable : traversée au départ dans une jungle dense, puis arrivée au bas du volcan, poursuite dans des dunes de cendres noires où serpente une rivière encaissée dans des couches successives de lave, traversée de la rivière à un guet, collines de pierre rose, montée et descente d'un mont offrant une vue aérienne sur la mer et ses côtes dentelées et enfin une route bitumée pour rejoindre la ville. Nous en avons pris pleins les yeux. (pour la vidéo de la traversée cliquez ici )

Traversée du desert volcanique en taxi 4x4

Le taxi va jusqu'au débarcadère
pour ceux qui se rendent à Port Vila par la mer

Le taxi nous dépose près du marché. Nous partons à la banque retirer de l'argent local. La monnaie ici est le Vatu. 1 Euro correspond à 130 Vatu. Ensuite nous poursuivons la balade par l'achat des cartes sim ; 2 opérateurs Digicel et Vodafone se partagent le réseau. Il en coûte environ 3500 Vatu pour 20 giga de data (27 euros). 

Place ombragée du marché principal de Lenakel

Un regard plus précis sur les détails des billets de banque permet de cerner l'identité du Vanuatu :

Figurine d'un billet que l'on retrouve aussi dans tous les emblèmes officiels
accompagnée de la devise "Long God yumi stanap"
"nous croyons en dieu"

Nous retrouvons la pirogue traditionnelle taillée dans un tronc
et 
aussi l'ancêtre du saut à l'élastique représenté à droite.
(Le saut du gol ou cérémonie du gol, est un rite du Vanuatu. Il consiste pour des hommes à se jeter dans le vide du haut d'une tour de bois, une liane d'igname attachée aux chevilles.)

La forêt tropicale, représentée par un banyan au fond,
et ses oiseaux sont aussi présents sur les billets très colorés.

Nous terminons nos achats par une visite au marché local où nous prenons essentiellement des légumes car les arbres fruitiers ont pour la plupart été détruits (arbres et plantations) par les cyclones de mars 2023. Le Vanuatu a été touché par deux cyclones massifs de catégorie 4 qui ont frappé en l'espace de 24 heures. Le cyclone Kevin, avec des rafales de vent atteignant 160 km par heure, a frappé le pays quelques heures après la sortie du cyclone Judy. Double peine, surtout que le 3 mars un tremblement de terre de magnitude 6,5 a aussi frappé le sud du Pays.

Nous repartirons avec des choux, des carottes, des haricots verts, patates douces, salades, tomates et concombres.

Beaucoup de choux et de carottes, 
mais aussi des tomates, salades, tubercules, peu de fruits

Touristes qui attendent durant une heure que le taxi arrive,
car l'on s'est mal compris avec le chauffeur... 


A la nuit tombée, nous sommes invités à boire le Kava

De son nom scientifique Piper methysticum.
En raison de ses propriétés psychotropes, le kava est utilisé depuis des temps anciens dans la vie religieuse, culturelle et politique de l'ensemble du Pacifique.

La racine du poivrier est broyée
(elle ressemble alors à des rillettes)

et filtrée lorsqu'elle est mouillée avec de l'eau

Le filtrat est bu cul sec.
Le Kava pique les lèvres comme le poivre,
il a le goût de la terre fumée légèrement poivrée.
Tout le monde n'est pas sensible de la même façon à ses effets relaxants.
Pour notre part, nous n'avons rien ressenti de particulier.

Voilà, cela fait déjà 5 ans que nous naviguons. Une telle opportunité de voyage ne se présente pas souvent au cours d'une vie, nous en sommes bien conscients. Alors on essaie de vivre pleinement cette expérience hors du commun. Seulement voilà, il arrive, au cours d'un si long périple, que l'on se lasse un peu. Oui, c'est encore une île, encore une navigation difficile, encore un truc à réparer car la mer détruit tout, encore une plage de sable fin ... tout semble se répéter à l'infini, et un sentiment de déjà vu émousse notre volonté de continuer. 

Avons nous atteint un point où le voyage ne nous apporte plus rien de nouveau, ou sommes nous tout simplement trop bien nantis et coupés de la réalité des choses simples de la vie ?

La réponse à cette question nous est peut-être donnée par notre escale au Vanuatu, et plus particulièrement la visite de l'île de Tanna. 

Alors oui, nous sommes toujours capables de nous émerveiller. Cette escale nous a montré que notre planète et ses habitants nous réservent encore bien des surprises. Parfois l'on ne sait pas de quoi demain sera fait, mais ce dont on est sure c'est que l'on se sent vivre et, parfois, on se sent aussi utile. Vive l'aventure ! 


jeudi 28 septembre 2023

Fidji : partie Sud Ouest

Après quelques jours passés à Savusavu sur l’ile de Vanua Levu située au Nord des Fidji, nous décidons de reprendre la navigation vers d’autres iles plus au Sud en prenant bien soin de passer par le centre et l'ouest de cette immense pseudo lagon. Nous ne voulons pas affronter la haute mer très inconfortable de l'Est de l'ile de Véti Lévu ni passer par Suva la capitale ressemblant à Dunkerque (analogie proposé par le voilier Vivian qui a voulu passer par le Sud et subit une mer démontée).

Ce pays ressemble un peu à la Polynésie Française car il est constitué de plusieurs iles (322 exactement) sur un territoire très étendu et comprend une petite mer intérieure nommée Mer de Blight.

Notre itinéraire en rouge

Comme il fait beau, nous profitons du parcours pour nous arrêter sur différentes iles ou lieux de mouillage qui agrémentent notre voyage, car il faut le dire, on a eu beaucoup de pluie à Savusavu.

Un premier mouillage est au « resort Cousteau » au Sud de la baie de Savusavu. C’est un endroit connu où la baie est calme avec une eau claire, transparente et agréable pour un snorkeling. Hélas le temps n’est pas très clément ce soir là et nous prive d’une baignade que nous aurions bien appréciée.

Le lendemain nous partons vers l’Ouest traverser la baie. Le balisage dans ces iles changent complétement de celui de la Polynésie. Ici les bouées pour entrer dans les passes ne sont pas toujours présentes. Cela nous a valu quelques appréhensions. Heureusement les cartes Navionics sur notre lecteur de carte sont correctes et bien détaillées (je ne fais pas de pub pour la marque).

Entrée d'une passe au moteur, on ne connait pas les courants
et le parcours est trop sinueux pour rester sous voiles

A une journée de navigation nous rejoignons la baie de Bua : bel endroit calme et reposant. L’eau n’est pas claire et n’invite pas à la baignade. On est seul au mouillage avec seulement quelques oiseaux autour de nous et la mangrove au bord de l'eau. 

Le lendemain matin nous rejoignons l’ile de Yadua : Petite île avec de jolis plages et une mer toujours aussi bleue. Le mouillage s'appelle "Cukuvou Harbour". On profite de l’après-midi pour se baigner avec un petit tour sur la plage. On est seul dans ce beau paysage mais hélas, en soirée, on sera rejoint par 3 bateaux qui s’ancreront autour de nous. Fini la tranquillité !!! Comme toujours, l'esprit grégaire se sent : les voiliers viennent se mettre juste à coté, alors que la baie est grande....

Le lendemain, nous traversons la Mer de Blight du Nord au Sud, route vers l’ile de Viti Levu que nous atteignons en fin de journée. C'est normalement la partie la plus désagréable du parcours, mais nous avons choisi un créneau météo calme : la recommendation générale est de le faire par 10 nds de vents, surtout pas plus, au risque d'avoir une mer hachée.

Sur cette île nous ferons plusieurs mouillages pour rejoindre Port Denarau en suivant les canaux plus ou moins balisés. Rien de bien spécial, les mouillages sont beaux mais l’eau n’est toujours pas claire et il n’y a pas d’accès facile à terre. Le vent vient souvent de la montagne, il est assez régulier, on sort le gennaker et la navigation est très confortable.

Nous mouillons devant le port Denarau. La baie est grande, superbe, bien protégée avec seulement 5 mètres de profondeur.

La marina de port Denarau :
A droite, les yachts de luxe avec accès sécurisé
A gauche, la "plèbe" avec les gros cruisers entassés de touristes
en bas, le ponton aux dinghy où nous squattons :)

Vous trouverez de tout à Port Denarau, alimentation / ship / toile marine / boulanger / banque / restaurant / tout pour l'hydraulique. La marina a de belles douches chaudes, et l'accueil est au top.

Animation touristique avec danse et musique traditionnelle
C'est bien un casse tête que le monsieur tient dans sa main...

Nous sommes contents de retrouver plusieurs bateaux copains (kermotu, Thetys, Nanuk). Ce sera l’occasion de passer une soirée sur Thétys tous ensemble. Merci Toinette et Johan.

Il y a de la place sur un catamaran de 54 pieds

Le lendemain nous partons découvrir le site. Nous suivons le chenal balisé et nous laissons le dinghy au ponton devant le restaurant du Yacht Club. Nous changeons complétement d’univers. Port Denarau est une presqu’ile privée constituée d’une marina, de restaurants, de luxueux hôtels, des résidences de vacances et de très jolis villas privées avec ponton pour personnes fortunées, avec toutes les animations touristiques (golf, court de tennis, boutiques, activités nautiques…). Les employés sont tous des fidjiens, ils ne viennent que pour travailler. Une fois leur journée terminée, ils quittent la péninsule dans des cars "rustiques" et ne peuvent se loger sur place. Les touristes peu fortunés que nous sommes prennent aussi ces cars pour aller en ville faire le marché. On se sent alors coupables de prendre leurs places, car une fois le bus bondé, il faut attendre 20 minutes pour le suivant.

Restaurant du Yacht club, avec lounge pour se reposer, le luxe quoi.

Nous profitons de ce le lieu pour faire réparer chez Baobab Marine (que nous recommandons, tant leur travail est précis et efficace) notre sail drive bâbord qui perd de l’huile (changement des joints hauts, du cône et des roulements). Le Saildrive est une boite de vitesse qui permet de poser le moteur à la verticale de l'hélice. Il possède donc des engrenages avec renvoi d'angle et traverse la coque. Souvent l'on change les joints sous le niveau d'eau, mais cela ne suffit pas à rendre étanche les engrenages. Il faut aussi changer régulièrement les joints haut afin de conserver une boite en "dépression" (astuce : cela empêche l'huile de sortir par le bas). 


Recul du moteur pour changer les pièces du Saildrive,
nous sommes à flot...

De Port Denarau nous pouvons prendre un bus jaune qui nous amène à la ville de Nadi après 20 minutes de route. Le trajet coûte 1,50 euros à 2. On trouve surtout un grand marché local pour les fruits et les légumes. On ira aussi visiter le temple hindou.

Beaucoup de légumes, mais il faut venir le samedi pour avoir plus de choix.


Vente de la production locale, rien ne se perd, même pas les balais

Préparation de jacquier,
(au son petit nom d'Artocarpus heterophyllus)

excellent gros fruit dont on mange les cosses jaunes en enlevant le gros noyau
Je vous conseille de le faire faire, car le suc est extrêmement collant,
on dirait de la colle Néoprène, difficile de s'en débarrasser.

Nouveau lazy bag en tissus Dickson,
il sera rouge pétant comme l'annexe.
7 m de long, cela en fait des longueurs de coutures.

Nouveau lazy bag monté : il est aux couleurs du canoé

Temple hindou à Nadi
La population est en grande partie issue de l'Inde du fait du colonialisme anglais

On prête aux visiteurs déchaussés un paréo afin de couvrir les jambes,
du plus bel effet

A port Denarau et en ville à Nadi, il y a plusieurs banques. En cette année 2023, la seule banque qui n'applique pas de frais de change est la banque rouge Westpac. Vous aurez des frais de retraits comme toutes les autres banques, mais pas de frais supplémentaires sur votre compte (parfois 3-4 %). De même, il vaut mieux retirer de l'argent liquide pour les grosses factures, car sinon vous aurez encore 3% de frais de paiement par carte visa, frais encaissé par le vendeur.

Afin de vérifier les travaux du sail drive nous partons rejoindre Malolo Lailai island où nous ancrons près du voilier Kermotu. L’endroit est splendide, nous en profitons pour monter au mont Silo qui domine l'île (petite balade bien agréable avec Philippe et Florence de Kermotu). 

La promenade est fléchée

Le plus simple est de partir du lodge pour les backpackers, il est accessible en annexe par un ponton
Point GPS 17°45,7356' S & 177° 09,6762' E
Traverser le lodge et monter jusqu'à la piste pour hélicoptère, de là part le sentier.

Ca câgne, mais il y a du vent rafraîchissant sur les crêtes.
Compter une bonne 1/2 heure de montée douce.


Florence et Philippe au sommet de la colline qui domine toute l'île.

Vue sur le mouillage bondé de Musket Cove

- Ne prenez rien sauf des photos
- Ne laisser rien sauf vos empreintes
- Ne tuez rien sauf votre temps

En redescendant, rencontre avec monsieur crapaud
(sûrement un Crapaud buffle, de son petit non Rhinella marina)
C'est une espèce originaire d'Amérique tropicale introduite aux Fidji en 1953 afin de détruire les insectes qui infestent les plantations de canne à sucre.
Le résultat est mitigé, car il mange aussi quelques espèces d'insectes non nuisibles,
et surtout sa peau est très toxique pour les prédateurs de la faune locale.

Cette île possède une Marina ainsi que plusieurs grands sites pour touristes (Resort) qui offrent le confort et les activités pour les touristes. On trouve aussi un petit magasin qui permet de se ravitailler et un distributeur de billet (ATM). Ici, l’eau est enfin limpide et l’on peut faire de beaux snorkelings le long des coraux colorés.

Régate à Musket Cove, organisée par le Yacht Club

Piscine d'eau de mer

Ponton au dinghy de Musket Cove marina

Joujoux pour les touristes

Lodges des clients du ressort, avec gazon anglais.

Tout est esthétique, cela pourrait être la plénitude,
mais ça sonne faux, allez savoir pourquoi

L'envers du décors, des baraquements où s'entassent les travailleurs locaux
qui ne peuvent rentrer chez eux (on est sur une île éloignée)

Piscine d'eau de mer en face de la mer

L'aérodrome de Musket Cove

Nous poursuivons notre voyage vers Mana island, plus à l’Ouest. Petite ile où là aussi il y a plusieurs « Resorts » avec toutes les activités à touriste. Ce sera pour nous l’occasion de passer plusieurs heures au Resort et profiter de la piscine (avec eau douce celle-là !), du restaurant et de bons cocktails… Petite journée bien reposante comme on les aime !!!.

Plage de Mana, coté du mouillage au Sud de l'île.
La passe d'entrée est étroite mais bien balisée.
A ne pratiquer que de jour !

Oui, cela existe et c'est fréquenté par une classe sociale aisée, il faut bien le dire.
Les voiliers sont les bienvenus,
ils font un peu partie du paysage,
 et surtout ils consomment au bar et au restaurant sans compter...

Les ressorts occupent souvent de très beaux endroits

Patricia fait nos yaourts, on n'en trouve pas ici

Nous faisons aussi du pain,
 car ici (chez les anglais en général) c'est du pain de mie que l'on trouve
et c'est pas terrible faut bien dire...

Nous repartons ensuite vers port Denarau car la météo semble être favorable pour un départ pour le Vanuatu. Il nous faut donc rejoindre la marina pour faire notre Check out (les formalités de clearance). Attention, les Customs sont juste derrière les bureaux de la marina, mais l'immigration est à Vuda et ne vient pas tous les jours ici. Le mieux est de demander un rendez-vous aux Customs pour pouvoir partir le jour que vous voulez, sans avoir à aller à Vuda.

Départ vers le Vanuatu, juste avant de sortir du pseudo lagon.
On s'attend à un grain, aussi nous avons réduit la voilure.

A bientôt au Vanuatu !