samedi 1 juin 2019

Trucs et Astuces

Liste à la Prevert des petits riens qui vous simplifient la vie.

Les Poubelles :

Pendant les grandes traversées de plusieurs jours, la poubelle devient vite encombrante. Pour qu'elle ne gène pas (odeur, volume...), nous utilisons plusieurs astuces.

1 - On enlève tous les emballages lors de l'avitaillement, même certaines étiquettes. Avantages : moins de déchet, moins de risque de cafards (on dit que les étiquettes sont des nids potentiel d'oeufs de cafards).
2 - On re-conditionne les aliments dans des sacs étanches, sauf boite de conserves, jus...
3 - On stocke des bouteilles de 8 litres d'eau avec grosse ouverture
4 - Quand on termine de boire 8 litres d'eau, la bouteille est remplie de déchet et remis à sa place de stockage.
5 - Arrivée à destination, on emmène les gosses bouteilles à terre à la déchèterie ou dans une poubelle (Aux Caraïbes il y a beaucoup de grosses poubelles dans les rues).

Avantages de ce système : 
- Les bouteilles plastiques sont refermées, donc pas d'odeur. 
- Elles comportent une poignée de transport, donc elles sont faciles à mettre dans l'annexe pour aller à terre.
- Durant la navigation, elles retournent dans l'espace de stockage initial, donc elles ne bougent pas et ne gênent pas les passages.

Inconvénients :
Il faut trouver des bouteilles d'eau assez grosses avec de grandes ouvertures.
On ne peut y mettre ni les conserves ni les pots en verre. Ceux-ci sont jetés par dessus bord comme les déchets alimentaires car considérés comme dégradables en haute mer (c'est notre point de vue). On ne jette pas les plastiques en mer, on les découpe pour les faire entrer dans la bouteille.

Les Poubelles du disque dur :

Pendant les séjours au mouillage ou en marina, nous rencontrons pas mal de voileux. C'est l'occasion d'échanger des fichiers informatiques de toutes sortes. Le plus courant c'est d'échanger des guides et des films, voir de la cartographie. La plupart du temps l'échange est rapide et sans problème.

Une fois n'étant pas coutume, lors des manipulations sur le disque, tout un répertoire avait été supprimé. Bing, à la poubelle, et personne de l'avait remarqué : mince, c'était le répertoire des séries que l'on aime et que l'on a pas terminées, arg...

La poubelle ayant été vidée depuis, impossible de récupérer les fichiers facilement. Une journée de recherche plus tard, plusieurs logiciels testés sans succès sauf à payer 90€, une solution a été trouvée après une bonne nuit de sommeil.

Attention, cette solution ne fonctionne que sur MAC pour peu que les fichiers aient été manipulés avec Mac. Nous utilisons une astuce possible grâce à Spotlight. C'est un service du système Mac qui accepte une requête, et renvoie tous les objets du système de fichiers (fichiers et dossiers) qui satisfont cette requête. En gros, Spotlight indexe en fond de tâche tous vos fichiers, vos courriels, votre musique ... et créé un répertoire caché avec ces informations.

Si vous supprimez des fichiers sans réécrire sur le disque dur (sinon il risque d'y avoir des écrasements), alors le répertoire de Spotlight peut contenir ces fichiers ou du moins leur indexation physique (où sont-ils écrits sur le disque).
Il suffit alors de trouver le répertoire, et de déplacer vos fichiers qui seront trouvés listés dedans.
Processus à suivre sur Mac :

Lancer la fenêtre du Terminal.
Taper mount  
Une liste de vos disques externes apparaît. Trouvez le bon par son nom. Le miens s'appelle 2TO-ALPAT.

Taper ensuite : cd /Volumes/nom de votre fichier/  
Par exemple pour moi c'était cd /Volumes/2TO-ALPAT/

Taper ensuite : ls -a
Cela va afficher les fichiers cachés du disque dur
Trouver un répertoire avec un nom du type . Spotlight qqchose
On va rendre ce répertoire visible pour le Finder

Taper ensuite : rn .Spotlight qqchose/ Spotlight qqchose
Par exemple pour moi c'était rn .Spotlight-V100/ Spotlight-V100

En fait la commande rn va renommer le répertoire en enlevant le point devant le nom, ce qui caractérise la visibilité du répertoire.

Allez dans le Finder, sélectionner le disque dur, trouver le répertoire Spotlight qqchose et entrez dedans. Vous y trouverez les fichiers supprimés récupérables comme dans une corbeille. Déplacez les fichiers que l'on veut récupérer dans un autre répertoire du disque dur.

Il reste à remettre les choses en ordre en utilisant le terminal :
Taper ensuite : rn Spotlight qqchose/ .Spotlight qqchose
Par exemple pour moi c'était rn Spotlight-V100/ .Spotlight-V100

Cela cache à nouveau le répertoire de Spotlight du disque dur.
Et le tour est joué.

Le Gaz :

Nous sommes partis avec 3 bouteilles camping gaz de 2,75 kg chacune, car le coffre à gaz avait une contenance maximum de 3 bouteilles. Pour 2 personnes à bord, nous utilisons une bouteille tous les 2 mois, ce qui fait une autonomie de 6 mois.
Tout au long de la première partie de notre parcours (France - Martinique), nous n'avons jamais eu de souci pour faire recharger nos bouteilles ou les échanger :

- Gibraltar
- Canaries, à Las Palmas
- Cap vert à l'usine de gaz de Mindelo (2€ la recharge, imbattable et super rapide)
- Martinique, au Marin

Plus au sud ou à l'Ouest :
- Grenade, à la marina (délais 24h à la marina de Saint Gorges)
- Bonaire, à la marina (délais 24h) mais parfois bouteille à moitié remplie
- Curaçao, impossible même avec l'adaptateur américain (notre robinet est trop large de 2cm). Il faut acheter ou avoir une bouteille américaine (ou locale) et faire soi-même le transfert.
- Panama City, (délais 24h, aux stations services) sinon Panama utilise des bouteilles de norme différente
- Nuku Hiva (Marquises) recharge en Butane au ponton par Kevin (Yack Services)
- Hiva Oa (Marquises) recharge en Butane au ponton du chantier MMS (Maintenance Marquises Service)
- Fakarava (Tuamotu) recharge en Butane auprès de Fakarava Yacht Services
- Papeete (Tahiti) recharge en Butane à la station de service Mobil (attention : bouteille en bon état seulement). A Tahiti, il est interessant d'acheter une bouteille en fibre de verre : elles sont pas chères et ne rouillent pas, elles sont chargées en Butane pour les bouteilles vertes (attention : dans les autres iles il est souvent impossible d'échanger des bouteilles en fibre de verre, préférer les grosses de 13 kg en acier)
- Moorea, (îles du vent) échange des bouteilles "acier" de Butane à la station service (baie de Cook), mais pas les bouteilles en fibre de verre. 
- Huahine, (îles sous le vent) échange des bouteilles "acier" de Butane à la station service de Fare, mais pas les bouteilles en fibre de verre. 
- Raiatea et Tah'aa (îles sous le venten Butane au carénage et en ville aux stations services / magasins mais pas les bouteilles en fibre de verre. 
- Bora Bora (îles sous le venten Butane en ville aux stations services / magasins mais pas les bouteilles en fibre de verre. 
- Wallis et Futuna en Butane en ville aux stations services / magasins mais pas les bouteilles en fibre de verre. 
- Nouméa (Nouvelle Calédonie) en Butane ou Propane à la station service de la marina de port Moselle, échange de bouteille de 13 kg (pas de remplissage). Impossible de faire remplir les bouteilles de Polynésie à la marina. Il faut ruser et faire un échange dans une station service en ville, sans dire que la bouteille de 13 kg est de Tahiti...

Nota bene ;
Nos bouteilles d'origine étaient remplies en Butane. A partir de Grenade, elles furent remplies avec du Propane. Notre gazinière Eno fonctionne aussi bien avec l'un ou l'autre gaz. Il semblerait que toutes les gazinières modernes de bateau fassent de même. Notre détendeur est fait pour 28 mb, en théorie il faudrait en changer pour un détendeur en 30 mb. En pratique nous n'avons pas constaté de souci.


Astuce pour la suite du voyage :
Acheter une grande bouteille de 13kg. Il sera impossible de l'utiliser dans le réseau de bord, mais elle servira au remplissage des petites bouteilles. Où la stocker ? En extérieur bien sûr ! On réfléchit pour la mettre dans la baille à mouillage. Si vous être riche, prendre une bouteille en fibre de verre. Sinon, une bouteille en aluminium fera l'affaire.
A panama il y a des bouteilles en aluminium, à Curaçao et en Polynésie des bouteilles en fibre de verre (250 $ à Curaçao pour une 7kg, 30 € à Tahiti pour une 5kg ...)

Gain de place et rangement :

Pour ranger les grands couvercles, l'astuce que Patricia a trouvée : le placer dans la porte du meuble de cuisine. Poser une équerre, puis glisser le couvercle par un trou. Maintenir le couvercle avec une pièce de bois. Nous avons utilisé un pinceau :)
Pour éviter les vibrations, on intercale des feutres autocollants entre le bois et le couvercle.


Bidons d'eau :

Prendre au total 100 litres de vaches à eau souples pour remplir les réservoirs. Ne pas prendre des bidons pliants ou transparents, ils ne tiennent pas la route...
Le seul modèle qui a bien résisté : il est souple et réalisé en sorte de "nylon plastique". Il y a marqué dessus "Water Jug 20 L. On en trouve chez "Ludospace" pour environ 10 € pièce (Code: 60020, info valide en 2022 ).

Avantages : 
- Souple, donc ne prend pas de place à bord une fois dégonflé.
- Resistant à l'abrasion car il faut transporter 20 litres donc 20 kg et c'est bien lourd

Inconvénient : 
- Il fait 20 litres, ce qui est lourd à porter, si si. Le mieux aurait été 10 litres, mais alors il en faudrait 10 !

Pourquoi un besoin de 100 litres ? 
Car on consomme environ 20 litres d'eau par jour à 2 personnes (boissons, vaisselles, toilette, lavage ...). Si vous voulez faire la corvée d'eau une fois par semaine, il faut des bidons et du temps. 100 litres est un bon compromis, car cela tient bien dans l'annexe sans trop la charger. 2 allers / retours et vous êtes bien pour 10 jours.

Filtre à eau :

Il est important de filtrer l'eau que l'on met dans les réservoirs si l'on ne veut pas avoir à nettoyer les "boues" qui vont immanquablement se déposer au fond. Il y a toujours un peu de matière en suspension dans l'eau, aussi nous avons décider de filtrer à 5 microns.

Les filtres sont chers, aussi nous avons fabriquer notre propre système à partir d'un filtre que l'on trouve au rayon jardinage.

Notre système comporte un robinet d'arrêt
afin de ne pas avoir à faire des va et vient depuis le robinet du ponton.


dimanche 26 mai 2019

Les Saintes

Les Saintes

Les Saintes, en bas de la carte

N'ayant pas la possibilité de s'ancrer sur l'ile aux cabris (trop de roulis et trop de monde), nous contournons l'ile et continuons vers Terre de haut où nous nous accrochons sur bouée dans la baie. 

Une première pour Unavoq. Alain, le capitaine, emmène le bateau parfaitement dans l'axe de la bouée. Patricia n'a qu'à attraper la bouée et passer l'amarre dedans. Impeccable, c'est réussi du premier coup. 

Il faut dire que l'on avait lu un billet d'humour (cliquer sur le lien pour lire) sur la prise de bouée par Madame Michu et Monsieur Râlmon. Pour éviter ces situations ubuesques, nous utilisons des talkies-walkies et essayons de comprendre ce que l'on ne voit pas, étant chacun à un bout du bateau.


Il n'empêche, bien que la manoeuvre soit réussie sans faire le spectacle, Patricia reste coincée sous les filières tant elle s'est penchée pour attraper la bouée. La prochaine fois, on utilisera la gaffe porteuse d'une amarre avec crochet automatique. On n'y avait pas pensé, mais cela permet d'accrocher le bateau, le temps de mettre l'annexe à l'eau et d'aller passer l'amarre dans l'anneau de la bouée.

En fait on ne savait pas que le mousqueton que l'on utilisait pour l'annexe servait à cela une fois monté sur la gaffe. Notre apprentissage continue, même après 8 mois de navigation.

Le mousqueton glisse dans la gorge de la gaffe

Vers la bas du mousqueton, une rainure guide le glissement


La baie des Saintes vue du fort Napoléon


Nous débarquons sur l'ile et découvrons ces petites ruelles où roulent des voitures, vélos et scooter électriques pour la plupart. Il faut dire qu'il y a peu de kilomètres et de plus il n'y a plus de station essence sur l'ile. Ceci explique cela.

La rue principale
Voiture électrique








Trop mignonne



















On trouve aussi plusieurs supérettes et un petit marché local pour les fruits et légumes avec aussi un étal pour  le poisson. On a acheté de la Dorade coryphène, faute de la pêcher.

Au détour d'une ruelle

Nous commencerons notre visite par une montée à pied au fort Napoléon où l'on bénéficie d'une belle vue sur la baie et le côté Est (vue sur la basse terre) de l'ile.

Le port de pêche

Vue du fort napoléon

Il fallait le voir

On aura la chance de rencontrer un iguane qui se laissera prendre en photo.

Le deuxième parcours sera la montée à pied vers le Chameau (c'est une coline portant un reste de fort). Heureusement le temps est un peu gris. Du coup nous pouvons apprécier le chemin qui n'est pas beaucoup abriter du soleil.

La vue en haut est magnifique sur la baie et l'autre côté de l'ile.

Vue du chameau

De l'autre côté de la baie

De ce point de vue, Alain a choisi de repartir par le chemin des cabris pour redescendre. C'est un chemin balisé mais qui serpente dans les rochers et la forêt. Très agréable mais aussi très physique. Ce sera l'occasion  de découvrir l'autre versant de l'ile.

Le chemin des cabris
C'est raide et à ne pas faire quand il pleut


Je me cache d'ailleur quand il pleut

Après ces quelques heures de marche nous regagnons le bateau pour nous rafraîchir d'un bon bain de mer.
Afin de continuer nos découvertes marines, nous partons en annexe pour la plage du pain de sucre. Là, on s'amarre à la bouée et on part en masque tuba et palmes. Très joli spectacle, dans les rochers on observe une vie maritime moins riche qu'à la réserve Cousteau mais abondante.

Une grande diversité de poissons nous frôlent : des poissons perroquet, des balistes, une murène, ...

Le pain de sucre

La plage du pain de sucre

Une belle aventure, on rentre éreinté.

L'escapade aux Saintes nous a permis de retrouver des voiliers amis comme le Félicity et Noa. On aura aussi la surprise de revoir le voilier de nos amis coréens venus nous dire "au revoir" avant leur départ pour la Colombie puis Panama. On passera enfin une soirée à bord d'Unavoq avec nos copains du Foxy Lady.
Après ces quelques jours passés aux Saintes et à la Guadeloupe, il est temps pour nous de regagner la Martinique. Le temps des cyclones approche, il nous faut ainsi rejoindre le sud des Antilles pour nous protéger.

En bleu notre choix de routage (option B)
La Guadeloupe étant séparé de la Martinique par l'ile de la Dominique (lire nos précédents posts), il nous faut repasser par le Dominique. On n'est pas obligé de s'y arrêter, on peut mouiller sans aller à terre (dans ce cas, pas de clearance, on hisse juste le drapeau Q de libre pratique).










Deux routages sont possibles pour rejoindre la Dominique depuis les Saintes :

Routage A : On passe par le Nord des Saintes.
Cela implique de remonter le vent et les vagues, environ 1h de navigation au moteur ou trois heures en tirant des bords.
Avantage : ensuite on prend le vent avec un meilleur angle pour rejoindre la Dominique.
Inconvénient : il faut d'abord remonter le vent et le chemin est plus long

Routage B : On trace directement vers la Dominique par la passe des dames.
La passe n'est pas très large, et l'on se prend un vent et des grosses vagues de face pendant un heure.
Avantage : trajet plus court en temps et en distance, on est donc secoués moins longtemps...
Inconvénient : On est bien secoués au début, et ensuite on se retrouve à tirer un bord au près qui n'est pas terrible non plus.

Conclusion : on a choisi d'être secoué le moins longtemps, donc option B pour nous. Cela nous vaudra un panne inédite sur Unavoq. En appuyant au moteur le bord au près, nous avons amener les voiles à l'entrée de la baie de Portsmouth. On comptait rentrer dans la baie face au vent, donc au moteur seul. Une fois les voiles enlevées, le bateau s'est redressé (car les voiles n'avaient plus prise au vent). A ce moment là, notre moteur Perkins adoré s'est arrêté net.

Et là, on se retrouve à dériver sans moteur. Heureusement le vent nous poussait vers le large, donc pas de panique. On remonte les voiles, et hardi petit on tire des bords afin de remonter le vent pour aller mouiller au fond de la baie. A la VHF, ce sera donc notre premier Pan Pan qui sera capté par le Cross de Martinique. On demande de l'aide pour utiliser une bouée à Portsmouth. Les boys du coin (de l'association PAYS) nous proposent leur aide pour la manoeuvre sur le canal 16. Heureusement le moteur redémarre à 100m des bouées et l'on pourra manoeuvrer seuls. Imaginer une boule dans un jeu de quille : la boule c'est nous, les quilles ce sont les autres bateaux sur bouées. Sans moteur, c'est un peu cela, car l'on ne peut facilement maitriser la dérive surtout en cas d'échec à prendre la bouée.


Notre Perkins
(En haut la barre en biais des injecteurs, 
juste derrière la boule de prise d'air)
Le passage par le case mécanicien nous oblige à prolonger notre arrêt, et du coup à faire une clearance. Il y a un bon mécano à Portsmouth, il est facile à trouver : son atelier est sur le quai des pêcheurs, et le monsieur n'a qu'un bras... Le moteur n'a finalement rien. Dans la documentation, il est bien dit qu'à la gite (forte gite), le moteur peut caler car le réservoir n'étant pas plein, de l'air peut passer dans la pompe à injection.

Si cela vous arrive amis voileux, la solution se déroule comme suit :

- On ferme l'arrivée d'eau de mer pour empêcher l'eau de remonter dans les pistons (attention, cela peut endommager la turbine en caoutchouc de la pompe à eau de mer qui tourne à vide)
- On redémarre le moteur en bougeant l'accélérateur pour actionner la pompe à injection. Cela ne redémarre pas tout de suite. Faire plusieurs essais à intervalles de 5 minutes.
- Si cela ne suffit pas, ouvrir légèrement les injecteurs pour vérifier que le gasoil pisse bien (chez nous , clef de 16). Commencer par l'injecteur le plus haut. Utiliser aussi la pompe manuelle pour faire monter le gasoil.


Nota : pour les voileux, les bouées aux Saintes sont payantes, 13€ la nuit quand même ! Il y a bien une petite réduction de 3 € si l'on reste une semaine mais ce n'est pas gratuit. Je râle un peu, car c'est très rouleur et pas confortable surtout pour les bouées les plus éloignées du rivage. Certaines vedettes de transport de touristes foncent à plein régime y compris dans le chenal d'entrée, ce qui n'arrange rien.

jeudi 25 avril 2019

Guadeloupe - Gosier

Le Gosier

Gosier entre Basse Terre et Grande terre
(au centre de la carte)


Le mouillage du Gosier
On est ancré à droite hors champ

Nous quittons la marina de Saint -François pour rejoindre Gosier et plus particulièrement la baie entre Gosier et l’ilet Gosier. Nous ancrons devant l’ilet dans 3 mètres d’eau. Quel spectacle !!!!

Pour les voileux, il n'y a pas d'endroit idéal pour ancrer au Gosier, c'est rouleur partout. On s'y fait, tellement l'endroit est magique.

Dès le lendemain, nous partons en ville. On peut amarrer les annexes derrière le ponton où se trouve la piscine d'eau de mer. Il suffit de mettre son annexe de part et d’autre du bateau qui relie la côte à l’ilet.

Gosier est une petite ville sympathique où nous trouvons notamment un boucher ouvert qui nous propose un bon morceau de filet de bœuf. Cela change un peu du régime poulet et du jambon.
En annexe l’après-midi, nous partons à la découverte de l’ilet avec le matériel de plage. Après une bonne baignade nous explorons l’ile. Hélas pour moi, nous sommes partis sans l’anti moustique (oubli à ne pas faire). Cela me vaudra un détour par la pharmacie pour un antihistaminique avec au moins une trentaine de boutons.

Ilet Gosier avec son phare
(petit point rouge au sommet)

Trombi au soleil du soir

L'ilet Gosier à gauche
vue de la ville
Il faut dire que l'on a voulu profiter de l'ile une fois les touristes partis : à nous le beau coucher de soleil sur une plage déserte. A nous tous les yen-yen et autres moustiques du coin : erreur de débutant. Amis voileux : NE JAMAIS QUITTER LA PLAGE APRES 16h (surtout en short et sans anti moustique).


Le premier pont mobile sur la rivière salée




La journée suivante, nous prenons le bus en ville pour nous rendre à Pointe à Pitre : grosse ville de la Guadeloupe avec beaucoup de monde et de circulation. On quitte très vite le centre-ville et rejoignons le parc qui donne sur la rivière salée. C'est la rivière dont le pont ne s’ouvre plus pour laisser passer les bateaux. Dommage, c'était si pratique de pouvoir accéder au nord de l'ile sans avoir à faire le tour.





De retour au ponton, on fait la connaissance avec un habitant du coin : un iguane. Ils sont plutôt rares en bord de mer.

Iguane en bord de mer
pas courant

Le lendemain nous louons une voiture pour 5 jours afin de découvrir la Basse Terre. On commence notre tour de Basse Terre par le nord. On arrive à Deshaies pour visiter le jardin botanique.


Les balisiers
Vue du parc
Fleur de bananier

Racines de Fromager

Orchidées

Vue panoramique du restaurant


Très joli parc de 7 hectares riche en fleurs et en arbres qui était anciennement partie de la propriété de Coluche. On y découvre également quelques animaux. Visite un peu chère, mais tellement agréable.

En descendant la route nous en profitons pour nous arrêter visiter la Maison du Cacao (entre Pointe Noire et  Bouillante).


Dégustation de cacao & chocolat

Un cacaotier


Une cabosse contenant les fèves de cacao



Belle promenade à l’intérieur du petit parc mais surtout une très bonne dégustation. On goute les fèves fraiches des cabosses, puis séchées. Enfin on déguste différents chocolats ayant des teneurs riches en cacao (100%) puis moindre. On goutera également un chocolat chaud fait avec de l’eau et du sucre de canne. Un très bon moment que nous recommandons.

Le retour se fera par la route traversière, l’occasion de s’arrêter pour une balade à pied en forêt tropicale. Nos velléités de marche à pied seront refroidies par la boue : terrain glissant, racines humides, gadoue, on n'insiste pas car cela peut être dangereux. Les chemins étaient bien balisés, mais impraticables.

Le lendemain nous apprenons de nos amis Coréens du voilier Adagio (ils sont arrivés à Tahiti) qu’un bateau coréen d’amis est actuellement en Guadeloupe, ponton 8. Information bien pauvre. Nous partons à la marina de bas du fort voir s’ils sont là. Effectivement, ils sont en attente de réparation de leur moteur avant de partir pour la traversée de l’océan pacifique. Nous les avons trouvé grâce au drapeau Coréen, il y en a si peu sur le parcours.

Nous leur proposons de les emmener faire une visite puisque nous avions une voiture. Le lendemain, nous partons à  Malendur pour le site de la réserve Cousteau. Nous apprendrons par la suite que nos amis sont tous deux "master scuba diving" ; on ne joue pas dans la même cours.

Au fond, l'Ilets Pigeons : reserve Cousteau

Avec nos amis du voilier Thétis et ceux du Foxy Lady

Wahou, Pat et Brigitte en combie moulante

Équipés de masques ,tubas, palmes et combinaisons, nous embarquons à bord d’un bateau avec un guide tous les 6  pour le site (nos amis du Foxy Lady nous ayant rejoint).
On en a pris pleins les yeux. On a plongé dans un aquarium avec des poissons multicolores sous les yeux du commandant Cousteau en dessous de nous.

Sarde jaune

Poisson Bourse
On nage dans un aquarium géant

Poisson perroquet



Pat inséparable de sa fritte

Après l'effort le réconfort autour d'un bon repas

Comme nous sommes le week-end de Pâques, nous terminerons cette journée après ce repas étant donné que cette fête est ici très suivie et donc tout est fermé.

Hélas, la  saison n’est pas extraordinaire sur Basse Terre, il y a souvent de la pluie au mois d'avril, cela ne nous permet pas de monter à la Soufrière, ni d’envisager une autre balade en forêt.

Nous terminons notre visite de basse terre par une visite de la distillerie Montebello.
Nous sommes accueillis par le maitre de chais qui nous fait visiter la distillerie. On apprend  qu’en réalité plusieurs distillerie ne pratiquent que de l’abattage de canne de manière industrielle. Seules quelques distilleries utilisent encore les méthodes ancestrales de la coupe de la canne à la main. Cette technique ne permet pas une commercialisation abondante mais elle permet au rhum de conserver les arômes d’origine de la canne (canne plus propre, fermentation plus maitrisée). De plus c’est la 1ère distillerie qui garde son rhum blanc plusieurs mois avant de le commercialiser. Nous avons apprécié ses saveurs, un peu moins son prix prohibitif.

Ce maitre de chais nous incite à visiter la sucrerie Gardel située sur la Grande terre, entre le moule et Saint-François. C'est la dernière usine de sucre en Guadeloupe.
Vêtu d’un gilet jaune, d’un casque de protection, d’une paire de chaussures fermées et d’un pantalon ou short long  (jambes couvertes),nous commençons la visite.
Beaucoup de similitudes avec les distilleries, mais visite plus "pauvre" en information. Nous ne recommanderons pas.

L'équipe de choc

Les différents types de sucre selon son raffinage

Après ces quelques jours passés sur l’ile de la Guadeloupe nous naviguerons vers les Saintes et plus particulièrement Terre de haut.