Bonaire

Navigation paisible comme on l'aime |
A peine arriver nous plongeons dans l’eau transparente pour nous rafraichir. Ce sera un vrai moment de détente avant de reprendre notre route dans la soirée. Le vent est toujours faible, on avance à 3 noeuds sur une mer calme. L'arrivée se fera ainsi tranquillement le lendemain matin sur Bonaire.
Dans la grande baie, deux bateaux croisières nous accueillent amarrés devant Kralendijk en plein centre ville. Deux gros monstres qui ont l’air de vouloir dévorer l’ile. Ils sont plus haut que les bâtiments. Bienvenue au monde du tourisme de masse. Certains de ces croiseurs ont des capacités de 8 000 personnes à bord.
Deux grands croiseurs en centre ville |
Pour les voileux, il faut utiliser les bouée rouges & blanches. Les autres ne sont pas publiques. Les bouées jaunes peuvent être utilisées en journée durant 2 heures. Elles servent à la plongée, on peut les prendre même en dinghy.
Unavoq amarré aux bouées rouges & blanches (cliquer pour agrandir) |
Parfois le ciel est gris, mais cela ne dure jamais. |
De prime abord le décor surprend. Amarré très près du centre ville, la couleur de l’eau est d’une limpidité et d’une transparence incroyable. On voit le fond de l’eau et les poissons qui viennent nous saluer. Certains se mettent un peu de biais et l'on voit leur oeil curieux.
Panoramique coloré :) |

Les magasins jouent à fond la carte du flamant, tant dans les publicités que sur les vêtements. J'ai repris la peinture d'un mur pour en faire l'affiche ci-contre. Elle résume bien le marketing local.
A Kralendijk, on trouve de tout comme en Europe. Cela faisait longtemps que l'on avait pas mangé du bon fromage, des épinards, de la viande bien préparée et surtout du bon pain. Avec les vélos, la circulation en ville est facile car la plupart de l'ile est plate.
En lisant le journal local, heureusement écrit en anglais et non en hollandais, on apprend ainsi que l'extension des pistes cyclables vient en seconde priorité de développement de l'ile, après la réfection des routes.
En décembre, la mascote porte son chapeau de noël qui lui va très bien |
La plupart des routes sont goudronnées. Certaines ont une piste cyclable. |
Ane Sauvage |
Iguane en centre ville |
Perruche de son petit nom Conure cuivré Eupsittula pertinax (anciennement classé Aratinga pertinax) |
Plage touristique du sud de l'ile de Bonaire |
Faune locale aussi appelée moutons civilisés |
Certains panneaux laissent perplexe Parle-t-on de tourisme de masse, de circulation scolaire ou d'autre chose ? |
La montée à l'Ouest par une petite route bordée de cactus. Des précautions s'imposent pour l'arrêt pipi. |
Les épines des petits cactus transpercent facilement les semelles épaisses de nos chaussures. Un talon de 1,5 cm a été traversé, ça pique. |
Façade Nord de l'ile avec petite falaise de 2-3 m |
Tous les déchets de la mer arrivent sur la côte Nord loin des yeux des touristes |
A l'extrémité Est de l'ile, on découvre aussi le triste passé esclavagiste de Bonaire. Les maisons du fond de l'image ci-dessous existent encore, de même les pyramides. Elles permettaient de différencier les types de sels extraits, et signalaient aux bateaux le bon endroit pour venir accoster.
Dalle explicative sur le bord de mer |
Anciennes cases des esclaves. Notez le petite hauteur des constructions A gauche la mer - A droite les marais salants |
Nous resterons 1 mois et demi à Bonaire, notamment pour attendre une carte bleue venue de France par la Poste. Lors de long voyage comme le nôtre, il faut penser que les cartes de paiement ont une durée de vie limitée. L'astuce est de se les faire envoyer par quelqu'un en France, merci JP pour cette bonne action. La carte mettra 4 semaines pour arriver. Nous avions donné l'adresse de la marina pour l'envoi avec comme intitulé "Boat in transit Unavoq" pour éviter les taxes éventuelles.
De même un colis venant de Floride aux USA mettra aussi 4 semaines. Particularité de Bonaire : la poste ne délivre pas les colis. Elle envoie un courrier à la marina, qui vous le transmet pour vous informer de venir le chercher en ville. Pour ne pas attendre ce courrier, suivre régulièrement l'envoie par le numéro de suivi, et se présenter directement à la Poste avec le n° du colis et une pièce d'identité. On gagne une petite semaine de délai quand même...
Pour les plaisanciers, il y a un "Cruiser net" sur le canal VHF 77 à 8h du matin les jours de semaine. Parfois personne ne se décide à faire le "Net contrôleur", aussi ce n'est pas tout le temps fonctionnel. Il nous a cependant permis de rencontrer une dizaine de plaisanciers américains, allemands ou hollandais. Ici comme ailleurs, les Français boudent le "Cruiser net" car c'est la langue de Shakespeare qui prévaut. Avec ces rencontres, nous avons découvert le "Potluck". En Amérique anglophone, le "Potluck" est un rassemblement autour d'un repas où chaque convive apporte un plat à partager avec le groupe. C'est un pique nique tiré du sac aussi appelé "repas auberge". Couplé avec une soirée jeu "Mexican train" et suivi par un "Jam" (improvisation musicale), cela fait une soirée d'échange bien agréable.
A noter que l'on utilise les bars / restaurants fermés pour ces soirées. Le matériel est disponible, il suffit de ranger après.
Soirée au Zazou bar |
Espérant que vous continuerez à nous accompagner en 2020 car l'aventure se poursuit, direction Curaçao en janvier, nous vous souhaitons bonne Année.